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Projet Anges Gardiens
Avertisseurs de fumée: nouvelle règlementation à Lac-Brome
Anciennes et nouvelles exigences
Quelques chiffres
Revue de presse
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Projet Anges Gardiens

 

Au cours d’une fin de soirée froide de 2008, notre communauté a dû faire face à un malheureux incendie mortel. Depuis ce triste événement, le Service de sécurité incendie n’a cessé de chercher des moyens pour maximiser la sécurité de ses citoyens pendant leur sommeil.

Même si la présence d'un avertisseur de fumée n'empêche pas un feu de se déclarer, il permet aux occupants d'être prévenus et de disposer du temps nécessaire pour quitter les lieux ! L’avertisseur de fumée joue un rôle vital en donnant l’alerte lorsqu’un feu est dans sa phase de développement. En raison de la rapidité de propagation du feu, les secondes qui suivent le déclenchement d'un incendie sont essentielles.

Après plusieurs recherches sur la gestion et la prévention des incendies surgissant en pleine nuit, le Service de sécurité incendie de Lac-Brome a initié une démarche visant à renforcer les règles de prévention incendie, une réglementation entérinée par le Conseil municipal en matière de prévention. Aujourd’hui, il présente une initiative de premier plan, touchant directement la population, le « Projet Anges-Gardien », un projet original en Amérique du Nord et qui met l’accent sur une nouvelle façon d’utiliser les avertisseurs de fumée.

 



Avertisseurs de fumée: nouvelle règlementation à Lac-Brome

Règlement 564, Ville de Lac-Brome, adopté le 9 mai 2011
Avertisseur avec pile de longue durée (10 ans) donné aux écoliers

La prévention incendie prend de plus en plus de place dans la philosophie des municipalités du Québec. On le constate, la prévention, ça paye! On note même une diminution du nombre d’interventions, mais également de l’ampleur des incendies. Sur notre territoire, avec plus de 500 visites résidentielles par année, l'avertisseur de fumée est certainement l’appareil le plus vérifié par nos pompiers. Saviez-vous que depuis 1986, les nouvelles constructions unifamiliales sur le territoire de Lac-Brome doivent toutes être munies d’un avertisseur de fumée à chacun des étages habitables? De plus, ceux-ci doivent être branchés électriquement (120 volts) et ces appareils doivent être interconnectés de façon à tous se déclencher lorsqu’un d’entre eux tombe en alarme.

Malgré l’efficacité démontrée des détecteurs de fumée, on a malheureusement déploré près de 180 décès accidentels causés par un incendie au Québec entre 2003 et 2005. Ceci représentait 6,9 décès par 1000 incendies dans les résidences munies d'avertisseurs de fumée fonctionnels. Ce nombre doublait pour atteindre 14 mortalités dans les résidences qui n’avaient pas de détecteurs ou dont l'avertisseur n’était pas fonctionnel. .

Au cours d’une nuit froide en 2008, notre communauté a dû faire face à un malheureux incendie mortel. Depuis, le service de prévention des incendies a cherché des moyens pour maximiser la sécurité des citoyens durant la nuit. Même si le bâtiment incendié respectait les normes, qu’est-ce qui aurait pu faire la différence? Une idée simple s’est rapidement manifestée; cependant, fallait-il encore savoir s’il était acceptable d’imposer une nouvelle façon de faire ?

Après quelques recherches, nous avons constaté qu’en plus d’être la norme dans d’autres municipalités, nous étions en retard d’environ 20 ans ! L’état de la Californie et la municipalité de Biron au Wisconsin, avec qui nous avons communiqué, nous ont confirmé l’adoption de normes plus strictes à propos de mesure de prévention d’incendie. En 1992, une majorité de juridictions américaines a adopté des règlements basés sur cinq exigences déjà éprouvées, dont deux étaient nouvelles.
 


Anciennes et nouvelles exigences

Anciennes exigences
  • Présence d’un avertisseur de fumée sur chaque étage,
  • Interconnexion entre les appareils,
  • Alimentation électrique permanente de 120 volts.

Nouvelles exigences
  • Alimentation électrique de secours en cas de panne électrique,
  • Présence d’un avertisseur de fumée à l’intérieur des chambres à coucher.

Quelques exemples nous suffisaient pour comprendre que ces deux dernières obligations avaient un impact positif sur la rapidité de détection d’un incident survenant dans une chambre au cœur de la nuit :

Un enfant jouant avec le feu,
  • Un article de fumeur ou une chandelle laissée sans surveillance, 
  • Un appareil électrique ou une veilleuse défectueuse,
  • Un objet ou une couverture tombée ou coincée dans une plinthe électrique,
  • Un début d’incendie causé par un éclair durant une panne électrique.
  • etc.

Inspirés par le résultat de nos recherches, nous avons rédigé un nouveau règlement ayant les mêmes bases que celles de nos collègues américains.

Il est important de souligner que les nouvelles règles ne s’appliqueront qu’aux nouvelles constructions et aux rénovations majeures . En ce qui concerne les bâtiments habitables construits ou érigés avant l’entrée en vigueur du nouveau règlement, ceux-ci demeureront soumis aux normes prévues au règlement de construction de l’année où ils ont fait l’objet d’un permis de construction.

À notre connaissance, aucune municipalité du Québec n’aurait encore adopté un règlement aussi rigoureux . Néanmoins, nous croyons que ces concepts se retrouveront dans les prochains codes de construction. La Ville de Lac-Brome aura donc été avant-gardiste en ce sens.

Depuis mars 2011, nous informons les entrepreneurs, les électriciens, les architectes, les rénovateurs et les constructeurs de maisons modulaires, des nouvelles exigences avant même que le règlement n’entre officiellement en vigueur. Un travail complémentaire est déjà initié pour introduire ces notions dans les écoles de formation.

À l’heure actuelle, la Régie du bâtiment du Québec et l’Ordre des maîtres électriciens du Québec ont été consultés et n’ont relevé aucune contre-indication à l’application de ce nouveau règlement municipal.

Tout compte fait, l’entrée en vigueur de ces nouvelles exigences il y a 10 ans aurait touché près de 370 résidences unifamiliales neuves au Lac-Brome. Dans le futur, entre 30 et 40 nouvelles constructions unifamiliales seront munies de ce système de protection amélioré, annuellement. Le règlement rédigé en collaboration avec les départements du greffe, d’urbanisme et la prévention incendie a été adopté 9 mai 2011 en assemblée régulière du Conseil municipal de la Ville de Lac-Brome. L’entrée en vigueur de celui-ci se fera ultérieurement en 2011.


Quelques chiffres

  • Au Canada, on recense annuellement 50 000 incendies de bâtiment et ces incendies font 2 500 victimes, dont 300 décès.
  • Au Québec, entre 2003 et 2005, on compte une moyenne annuelle de 10 800 incendies de bâtiments, 60 décès accidentels lors d'incendies et des pertes matérielles pour 514 M$.
  • Depuis sa commercialisation au début des années 1980, l'avertisseur de fumée a fait diminuer le nombre de décès moyen dans un incendie le faisant passer de 180 à une soixantaine.
  • Pour les incendies dont la cause est connue, la négligence avec un article pour fumeur arrive en tête de liste (12 %) suivie de l'imprudence avec un appareil de cuisson (6 %) ou d'un appareil de chauffage (6 %).
  • Il y a 2x plus de risque de mourir dans l'incendie d'une résidence en raison de l'absence de système de détection ou de son mauvais fonctionnement.

Revue de presse

Journal La Voix de l’Est
Journal Le Guide
RADIO-CANADA reportage télé (à 14 min 56 sec)
RADIO-CANADA reportage radio
Québec MUNICIPAL 22 juin 2011